Éloge du Cygne

Premières lignes....jpg Premières lignes…

  » Le 22 janvier 2020, afin de contenir les risques de pandémie, le gouvernement chinois place sous quarantaine trois villes de la province de Hubei particulièrement impactées par le virus, et dont elles seraient le berceau. « 

Je tiens avant tout à remercier David Chapon pour sa confiance en m’offrant son premier roman  » Éloge du Cygne «  publié aux éditions Tohubohu en mai dernier.

Aussi surprenant par sa forme que par les sujets traités, ce court roman d’une centaine de pages seulement vous emportera tout en poésie à la rencontre d’un magnifique cygne blanc et d’un canard, à travers les méandres de la pandémie mondiale.

Janvier 2020

Elena – d’origine roumaine – est cardiologue à l’hôpital de Lyon depuis un an maintenant. Nicolas, le narrateur, a fait le pari fou de quitter son emploi au sein d’une multinationale pour se lancer dans l’écriture. Ils se rencontrent chez des amis communs à l’aube de l’année 2020… Entre eux, le coup de foudre est immédiat. Il la compare à un gracieux cygne blanc, lui, le gros canard. Elle est pragmatique tout autant qu’il est rêveur. Ne dit-on pas que les opposés s’attirent ?

Mais l’arrivée du Coronavirus en France va mettre à mal la naissance de cette idylle. Alors qu’Elena est accaparée par les gardes à l’hôpital, Nicolas se retrouve confiné chez lui.

p. 115 :  » Enfermé dans mon appartement depuis dix jours, j’ai réalisé grâce à toi, minuscule virus, que l’on avait aussi enfermé depuis longtemps ma liberté. « 

Écrit sous forme de très courts paragraphes, ce roman est très agréable à lire. Le lecteur s’attache à ces deux personnages authentiques et simples, plongés comme nous dans l’incertitude et l’ignorance des lendemains.

p. 111 :  » Je crois que l’écriture est une réponse au chaos que la vie pose sur le cœur. « 

A travers cette histoire d’amour bouleversante, c’est toute une société qui se questionne et remet en doute l’insouciance et la liberté face à un gouvernement non préparé et maladroit.

Court mais intense, ce roman vous fera rire et pleuré dans un maelstrom d’émotions.

Très belle découverte !

David Chapon

Je crois que l’on prête trop attention à la matière alors que l’essentiel se trouve dans le vide. L’amour est d’abord du vide. Un creux dans la poitrine, un cœur dessiné par l’absence, de toutes ces choses qui font partie de nous sans être là. Comme si, intimement, nous portions la nature même de l’univers cette immense chose éclatée et s’étirant dans le chaos, dont nous serions sans cesse à la recherche de l’unité initiale. Nous sommes des victimes du Big Bang, essayant désespérément de nous accrocher les uns aux autres pour ne pas sombrer dans le néant qui nous a vus naître et sans cesse nous rappelle.

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